Maria Farantouri, notre jeunesse

Vendredi 28 octobre, théâtre Savoy à Düsseldorf. Ressurgie de nos vingt ans, Maria Farantouri, la chanteuse chère à Mikis Theodorakis, revient avec sa voix chaude et douce de soprano nous chanter Ritsos et Séféris. Cela me transporte plus de 40 ans en arrière, quand je l’avais vue à Paris, dans l’entourage de Vassilikos et Mimi, Melina Mercouri, et tous ces Grecs de Paris venus s’abriter des colonels. J’étais alors à « l’Express » avec le cher Frédéric de Towarnicki et nous écrivions contre les colonels avant de nous attaquer à l’Union Soviétique et d’aider les dissidents à passer textes et messages. « Père garde-toi à droite, père garde-toi à gauche » … reviendra-t-il le temps où nous n’étions pas des hémiplégiques de la politique ? Et quelle émotion de voir tout ce public grec, fier malgré les revers d’aujourd’hui, uni autour de sa langue, langue de la résistance européenne vieille – malgré toutes les altérations et tous les mélanges – de près de 30 siècles ! Aristophane aurait écrit de superbes satires sur son peuple qui n’a pas changé dans ses contradictions, mais aussi il aurait applaudi la vaillance de Maria, au visage toujours aussi beau, et à la voix toujours aussi tendre.
P.S. L’écureuil, c’est celui qui est venu me dire bonjour ce matin.

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