Rendez-vous le lundi 25 novembre 2019

Un « Seule en scène » sur les conséquences sur notre vie quotidienne des nouvelles technologies, des biotechnologies, de la réalité augmentée, de l’intelligence artificielle … Avec le sourire j’espère, car c’est une époque épatante -adjectif-hommage à Jean d’Ormesson.

Ce sera, comme on dit, un filage pour alerter des directeurs de salle dans Paris et les prier de venir peut-être voir le spectacle pour en juger. Alertez donc si le sujet vous intéresse ceux que vous connaissez et qui pourraient nous aider, merci.

Prophétie de Jean d’Ormesson :

Ouvrez les yeux. Que voyez-vous ? Des puces. Des voitures partout, des avions dans le ciel, des portables aussi nombreux ou plus que les êtres humains, des ordinateurs et la Toile. Des mécanismes minuscules, des filaments, des pointes d’épingles ont remplacé les mystères, les esprits cachés un peu partout et les dieux. Le pouvoir et l’argent s’installent sur Internet. Le portable entre nos mains prend la place du chapelet. Facebook est une communion sans Dieu, mêlée de confession. L’univers sans bornes est tombé sous votre coupe. L’infiniment grand et son jumeau, l’infiniment petit, viennent manger dans votre main.

 

Bientôt, semées sous votre peau, les puces feront partie de votre corps. Vous serez votre propre robot. Un autre monde est déjà au travail. Tout ce que la science est capable de faire, elle le fera. Un rêve de puissance nous emporte. La physique mathématique et la biologie moléculaire sont la poésie d’aujourd’hui. Ce sont elles qui traduisent et qui façonnent le monde et elles soulèvent chez les jeunes gens l’enthousiasme qui venait hier des poètes.

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Succès du Cabaret !

Nous avons joué à guichet fermé au Tagelkarn Theater et au Theatermuseum de Düsseldorf. Public joyeux et enthousiaste pour notre petite troupe de 14 à 73 ans, le Cabaret de la Joie ou Troupe d’Eliza ! Bientôt Paris ? « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ou de réussir pour persévérer ».Devant le Theatermuseum la surprise pour la « coach ».Toute la troupe a signé sur le ballon d’helium en forme d’étoile qui …… s’envole dans le ciel, emportant avec lui un peu de l’âme de notre troupe « Cabaret de la Joie ». Devise : Summa cum Gaude.cf. la Page dédiée

Maria Farantouri, notre jeunesse

Vendredi 28 octobre, théâtre Savoy à Düsseldorf. Ressurgie de nos vingt ans, Maria Farantouri, la chanteuse chère à Mikis Theodorakis, revient avec sa voix chaude et douce de soprano nous chanter Ritsos et Séféris. Cela me transporte plus de 40 ans en arrière, quand je l’avais vue à Paris, dans l’entourage de Vassilikos et Mimi, Melina Mercouri, et tous ces Grecs de Paris venus s’abriter des colonels. J’étais alors à « l’Express » avec le cher Frédéric de Towarnicki et nous écrivions contre les colonels avant de nous attaquer à l’Union Soviétique et d’aider les dissidents à passer textes et messages. « Père garde-toi à droite, père garde-toi à gauche » … reviendra-t-il le temps où nous n’étions pas des hémiplégiques de la politique ? Et quelle émotion de voir tout ce public grec, fier malgré les revers d’aujourd’hui, uni autour de sa langue, langue de la résistance européenne vieille – malgré toutes les altérations et tous les mélanges – de près de 30 siècles ! Aristophane aurait écrit de superbes satires sur son peuple qui n’a pas changé dans ses contradictions, mais aussi il aurait applaudi la vaillance de Maria, au visage toujours aussi beau, et à la voix toujours aussi tendre.
P.S. L’écureuil, c’est celui qui est venu me dire bonjour ce matin.

« Le Quatuor » ou la joie !

Si vous aimez un peu la musique, beaucoup l’humour et le talent, ou vice-versa,et si vous passez par Paris comme je l’ai fait le week-end dernier, courez au Théâtre de Paris le bien nommé, rue Blanche, pour baigner dans un moment de grâce partagé : quatre hommes qui savent tout faire, jouer du violon, de l’alto, du violoncelle, chanter l’opéra ou la ritournelle, danser, déclamer, et surtout inventer mille choses à chaque minute avec charme et panache. Un bijou ! Sans oublier la mise en scène au cordeau d’Alain Sachs.

Opéra sur lac, Bregenz

Oublié de vous raconter mon excursion à Bregenz sur le lac de Constance, pour entendre
et voir, dans une scénographie géniale avec un décor ahurissant d’ingéniosité signé David Fielding, l’opéra (sur l’eau) « André Chénier » d’Umberto Giordano. Découverte de ce festival où il faut se précipiter pour la beauté du paysage, l’art des chanteurs !