Cabaret à Düsseldorf

 

C’est notre très talentueuse Romane Jonet qui nous a imaginé l’affiche

Program(me) und für unseren deutschen Gäste

 

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Ahrtal : Rotweinwanderweg

L’eussiez-vous cru, j’ai fait 16,4 km à pied avec un couple d’amis qui m’ont fait découvrir la splendide région de la vallée de l’Ahr, de Marienthal jusqu’à Rech et Mayschoss, avec ses coteaux à pic, et son petit vin rouge ? Avons mangé l’une des meilleures Flammkuchen que j’ai goûtée au Kloster Marienthal, cloître détruit par Napoléon, où l’on a aménagé restaurant, vignes et vente de vins. Journée délicieuse !

ahrtal

70è anniversaire de la région Rhénanie-Westphalie

A cette occasion, manoeuvres sur le Rhin sous les yeux des riverains ébaubis :

armée-1Et non loin, dans une rue de la vieille ville, cet échantillon de sagesse des nations :

l'homme et l'or

Traduction :
« Ce conte ne fut
à vrai dire jamais vrai
La vie nous apprend
Sois intelligent, épargne. »

Pirates avant abordage …

Le dimanche 27 mai à Düsseldorf, pour la Gay Parade, comme le 2 juin pour la Fête Japonaise, on a pu croiser le camion Pirate, avec l’équipage à bord, voir brandir le drapeau pirate, se battre à l’épée avec des ballons orages allongés devant la jolie tente orange pirate. Tout idyllique, et même un pirate photographiait … des Anonymous.

Pour quelques articles effleurant l’histoire :
VWZ Anonymous : http://www.lepetitjournal.com/cologne/a-la-une-cologne/92919-le-genie-de-la-langue-v-w-z-les-anonymes.html
Pirates : Hackers et Geeks :
http://www.lepetitjournal.com/cologne/a-la-une-cologne/102474-le-genie-de-la-langue-pirates–hackers-et-geeks-.html
De la démocratie populaire à la démocratie liquide
: http://www.lepetitjournal.com/cologne/a-la-une-cologne/109105-le-genie-de-la-langue-de-la-democratie-populaire-a-la-democratie-liquide.html


Gagas de Mangas

Comme chaque année, à Düsseldorf, Fête du Japon le samedi 2 juin. Dans la vieille ville et sur les rives du Rhin, foule sous le soleil, mais peu de Japonais, pas ou presque de kimonos, quelques stands dont un très joli de vêtement, des ateliers Ikebana (bouquets), pliage de papiers, ou calligraphie. Mais dans cette foule étrangement silencieuse et pas si gaie, que de japoniaiseries décadentes à base de peluches, soubrettes tout droit sorties de films X, faux curés et mariées affriolantes et bonbonesques. Un mélange d’infantilisme à totoche, de provocation porno-naïve et de mélancolie d’ennui avec des tenues peu inventives même s’il en est de saisissantes.

Tout cela une semaine après une gay parade à la bonne franquette, mais où passaient un peu beaucoup de groupes cuir et sado-masos.

Drôle de sentiment après cette vision du monde …

La Grèce a fait son entrée dans les mangas du jour.

Heureusement, le soleil brillait et sur les pelouses tout le monde s’ébattait.

« J’ai besoin d’un câlin » disent ces jolies petites dames, rêveuses …

La Chance, Barbara et les Neiges du Kilimandjaro

Curieux cinéma que ce cinéma allemand. Et d’abord, découverte d’une cinéaste, Doris Doerrie, à travers un film, « Glück » (« Chance »), histoire terrible d’amour et de crime entre une jeune sans-papiers yougoslave ou « de par là-bas » dont la vie a basculé du bonheur quotidien au milieu des tartines de miel à l’horreur des viols par des soldats ennemis, et un sdf craquant, sans oublier son chien – bouleversant ! Dommage que la fin bascule (à l’allemande ?) dans le grand guignol des membres découpés au couteau à pain et du sang clapotant dans tout l’appartement. Dommage aussi que les scènes de sexe (elle se prostitue pour gagner son blé) soient aussi nombreuses, insoutenables et trash. Car il est des moments de grâce et de prouesse cinématographique. Pour en savoir plus si vous parlez allemand, interview de la réalisatrice. Reste le jeu de Vinzenz Kiefer et d’Alba Rohrwacher, étonnant de justesse. De sa vingtaine de films, aucun semble-t-il n’a été connu en France.
Barbara de Christian Petzold (Ours d’Argent 2012 à Berlin) l’est-il plus ? Nina Hoss joue la dame médecin qui vit un quotidien de méfiance et de frustrations dans l’Allemagne de l’Est, neuf ans avant la chute du mur. Les paysages sont beau, la mer est là, l’amour aussi quand son amant franchit la frontière. La police secrète passe. Seul moment d’émotion du film : quand la jeune Stella s’échappe de son camp de travail. Car le problème est là : dans ce film si bien maitrisé, on voit plus la maîtrise que l’empathie. Rien ou presque ne vit parmi les vivants. Sauf peut-être le jeune médecin qui voudrait bien vivre. Climat fantômatique, un peu morbide, de perte d’identité ou plutôt de flottement d’identité, avec des femmes fortes qui tentent de se dépatouiller d’un quotidien où la frontière hermétique tient le rôle de ligne d’horizon. Sur ses photos, Christian Petzold est un bel homme triste.
Tout cela était projeté dans l’un des cinémas d’art et d’essai de Düsseldorf, Bambi. Dans un autre, rue du Tailleur Wibbel (dont l’histoire est fort bien racontée par une passante virtuelle), vu « Les neiges du Kilimandjaro », film superbe de Robert Guédiguian. Car ici la première projection est (un seul jour) en version originale, puis projetée en allemand. Un mélo lumineux, loin des idées toutes faites – les syndicats en prennent un coup -, un film dur, généreux, avec des acteurs incroyablement inspirés !